plus d'infos : J'ai l'impression de connaître Yelle depuis des lustres et en vérifiant dans mon book, je m'aperçois que la première fois que j'ai shooté la miss sur scène, c'était il y a à peine plus d'un an, à Art rock en 2007. Inutile de revenir sur ce que j'avais écrit à l'époque et qui, avec le recul me semblait assez bien convenir au niveau cucul pralinesque du set de la briochine. Un an a passé, et Yelle est encore là, dans un registre toujours aussi agaçant à mon goût, un mix d'electro boum-boum et de textes naïfs, même quand on y parle de sujets scabreux à l'image du désormais cultissime "je veux te voir" dédié à Cuizinier, frontman rappeur de TTC, habillé par la miss pour l'hiver : Je veux te voir, dans un film pornographique, en action avec ta bite, forme patatoes ou bien frites... Il est vrai que dans la série "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (et le plus vite sera le mieux), le rap propose quelques recettes faciles à réaliser à la maison. Mais encore une fois, revenons donc à nos moutons électriques. Yelle a pris un an, son registre n'a pas bougé d'un iota, la demoiselle sert toujours le même couplet, alors ? Qu'est-ce qui a changé chez Yelle ? Un peu de maturité en plus, et surtout cet indicible plaisir d'être sur scène, à tel point qu'on se demande qui est le plus heureux d'être là, le public en bas (moyenne d'âge 12 à 15 ans), ou Yelle sur scène, entourée de ses deux boys et du grand panneau Yelle en futura extra bold (histoire de pas oublier son prénom, disent les mauvaises langues). Allez ! On la sent heureuse, motivée, souriante et on se prend alors, sans partager le son, à avoir une certaine compassion pour cette éternelle et sympathique ado, tout droit sortie d'un épisode de KD2A ou de Coeur Océan.
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