plus d'infos : Patrick Watson, je l'attends au tournant, ce putain de groupe. Flashback. L'année dernière à la Route du rock, au Grand Palais, un des premiers concerts de la Route, j'étais resté subjugué, sur le cul, totalement ébloui par la prestation lumineuse de cette bande de caribous tout droit venu de Montréal. Alors lorsque j'ai su que le combo se produirait aux Charrues, j'ai repris deux fois des frites. Autant le dire tout net, Patrick Watson a livré le meilleur concert de cette édition des Vieilles Charrues 2008, un concert que j'ai dû interrompre pour aller shooter les deux barbus de service mais je suis revenu (du futur) fissa, pour continuer à shooter le gang Watson, cette fois backstage. Ce qui caractérise le groupe, outre une générosité et une perfection sonique qui frôlent l'indécence, c'est la présence charismatique de Patrick Watson lui-même, tenant avec la même désinvolture les claviers, le synthétiseur de voix ou toutes les babioles qui lui permettent d'extirper des sons, dont une jolie paire de mains en plastique coloré. Mais l'organe dont Patrick Watson use avec délectation, c'est sa voix, une putain de voix capable de se tordre sans se disloquer, allant jusqu'à l'extrême borderline, pour tutoyer les anges, Gogre et tout le Saint Frusquin, oh ! Mes petits frères ! Que n'a-t-il quatre mains qu'il s'en servirait, le bougre ! Le public qui est là, savoure, se délecte de l'esthétisme, tandis que les poilus de service ahannent sur "gimme your lovin'" de l'autre côté de la plaine. Ici, backstage, on croise des chanteuses connues qui viennent écouter un son venu d'ailleurs et visiblement la pertinence du groupe laisse pantois. Sur scène, c'est la même bonne humeur, les éclats de rire, la connivence affirmée qui font le show. On sort du concert de Patrick Watson exténué et heureux. Merci les garçons. Putain de concert !
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