plus d'infos : Au début, quand tu te dis que tu vas photographier Iggy and the Stooges, Brian Molko et Placebo, Peter Gabriel, Muse, ... Franchement, si tu es passionné de musiques et d'images, c'est vraiment une perspective qui te fait frissonner. Les gens voient tes photos, commencent à te dire qu'ils (elles) aiment ce que tu fais, tu décroches une accrèd, puis une autre, tu fais des photos, encore et encore, et encore. Ton oeil s'ouvre, il s'affole, tu te raisonnes et tu shootes, encore et encore. Au bout de quatre ou cinq ans, tu fais une pause et tu jettes un oeil dans le rétroviseur. Tu t'aperçois que tu t'approches des mille concerts, t'es pas désabusé (ça, non, jamais) mais quand même. Il y a des artistes que tu as shooté une fois, deux fois, trois fois, voire plus et là tu tu dis "stop, enough is too much". C'est une régle qui vaut pour moi aussi, pour tous les artistes que j'ai photographié, il arrive un moment où je me dis que bon, ça va comme ça, j'en ai fait le tour. Tous, sauf un. S'il y a un mec que je ne me lasse pas de photographier, c'est bien Christophe Miossec et ne me demandez pas pourquoi. Je n'en sais pas plus que vous. A dire vrai, je pense que c'est devenu un jeu, un peu comme le patinage artistique. Il y a les figures imposées, d'une part, les figures libres d'autre part. Donc, ce soir Miossec arrive sur la scène du Vauban chanter "une petite chanson pas connue" (non, non, non, je ne suis plus saoûl) histoire d'apporter son soutien à la campagne Free Burma et à sa marraine d'un soir (espoir), Jane Birkin. Ce soir, donc, programme court et c'est encore meilleur. Trois à quatre minutes, pas plus pour shooter le triple lutz et la double boucle piquée, avec quelques variantes libres. Un regard, une attitude, un sourire. One shot. C'est fini. Merci M'sieur. On remet ça quand tu veux.
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