plus d'infos : 21 avril, la Carène Brest port de co. Pour le 500ème concert de Cinquième nuit - eh ouais ! 500 concerts l'air de pas y toucher hein... - j'ai rendez-vous avec Miossec et je me dis que ce soir le hasard fait bien les choses. Que le 500ème soit un concert de Miossec, dans la nouvelle salle des musiques actuelles de Brest, j'ai signé tout de suite, comme le bon gros millier de spectateurs qui remplit la salle et pour qui c'est aussi sans doute une première. L'occasion pour nombre de brestois de découvrir, avec un poil de fierté, le calibre de l'équipement qu'ils peuvent aujourd'hui se targuer de posséder. La Carène prend les premiers riffs de "la facture d'électricité" en pleine gueule, petit pas de deux de Miossec avant le combat que déjà le pied de micro s'envole, retombe lourdement sur le sol, génuflexion, gauche droite (jour J-1), c'est parti pour un set qui s'annonce, euh... comment dire ? Enorme. Car il est forme l'animal, en très grande forme, je le sais à son regard, à son sourire, à son impatience fébrile et palpable d'en découdre avec le public et avec ses zicos. Miossec n'est jamais aussi bon que lorsqu'il chante à Brest (chanson de faux cul, de son propre aveu), alternant les titres de "l'étreinte", dont un splendide "Maman" (l'intéressée, attentive, au balcon), à ceux des précédents albums. Touchant sur "je m'en vais", nostalgique sur "les bières", "la fidélité", "que devient ton poing...", Christophe et ses zicos ont sorti le Miossec des grands soirs, fier, généreux, brestoâ jusqu'au bout des doigts et nous servent un son de toute beauté, admirablement relayé par l'acoustique hors normes de la Carène. Robert Johnson aux guitares est aussi lumineux que discret (vieilles habitudes british) et le trio basse, batterie, claviers et violon sert et relaye l'enthousiasme d'un Miossec bondissant, souriant et heureux. Christophe Miossec accroupi, sourit au public, aux visages connus - Phiphi, Dédé et les potes d'Ouessant sont là, comme d'hab' - et à tous les autres. Je croise son regard, instant fugace, one shot. C'est fini. La Carène vient de vivre son premier concert de Miossec et je veux bien parier que ce concert là, il en restera des traces. De ces concerts qu'on n'oublie pas. Putain de concert !
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