plus d'infos : Il aura fallu attendre Berthe'home pour pouvoir les rencontrer, enfin ! Eux, c'est Lazhar, LE groupe brestois qui monte. Lazhar c'est une fratrie, deux frères et une soeur (Vincent, François, Claire) et ce n'est pas un détail anodin. Dès le premier riff, sec, hargneux, incisif, Lazhar envoit le bois et sert un rock secoué. Putain, quelle claque ! Sous le soleil de Bertheaume, je reste interdit, bouche bée, incapable de shooter pendant un long, long moment. Côté visuel, Vincent dégage un charisme hallucinant, un visage et une corpulence massives, genre François Hadji Lazzaro (Garçons bouchers, Pigalle) avec une voix façon Cantat (Noir désir). François à la guitare fait aussi le show, crispé, accroché au manche et à son ampli, arrachant des riffs comme si sa vie en dépendait, ponctuant d'une ligne mélodique les textes chantés par son frère. Claire tient la basse, sourit un peu, ses doigts parcourent le manche avec beaucoup de dextérité. Lazhar n'a pas choisi de mettre une fille à la basse pour faire style, mais bien parce que cette fille a du talent, un vrai talent sur un instrument difficile. L'ensemble est souligné par Sylvain, un batteur aussi discret qu'efficace. Pour les influences, Franck Black et les Pixies ne sont pas loin, comme Sonic Youth. Il y a de la hargne dans le son de Lazhar, de la révolte, c'est du rock comme on n'en n'entend plus assez, un renouveau, une renaissance. D'ailleurs le public a enclenché le mouvement et malgré un soleil de plomb, ça pogotte et ça slamme dans tous les sens. "Shoote, Hervé, shoote !" Backstage, Marc Ribette, observe d'un oeil extatique ses nouveaux protégés, Lazhar vient en effet d'être signé par Arsenal Prod. et rejoint le tourneur aux côtés de Svinkels, Big mama, Daisybox, Matmatah et consorts, excusez du peu. Il y a chez Lazhar ce petit truc indicible, comme une étincelle, la naissance d'une flamme. Lazhar brûle de l'intérieur, incandescent et déploie sur scène cette énergie qui n'appartient qu'aux grands. Lazhar. Retenez bien ce nom, parce que vous allez en entendre parler. Alors je le dis, sans hésitation. Putain de concert !
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