plus d'infos : Comment exprimer ma tristesse, comment trouver les mots pour dire mon désarroi, mes regrets pour ce rendez-vous manqué, cher Etienne ? Tu étais mon point d'orgue de cette dix-septième édition, sûr que j'étais, te connaissant depuis toutes ces années, que ta seule présence illuminerait cette édition, qu'elle la renderait inoubliable. Le fan que je suis, collectionneur invétéré, tu sais de ces gens qui ont le regard embrumé le jour où, dans une convention ils découvrent un vinyl de Paris Ailleurs, bref inutile de te faire un dessin. Pour moi, aller faire Dadaho dans la fosse, c'était la promesse d'un grand, d'un très grand moment, unique et intense. Quelques signes auraient pourtant dû m'alerter, me dire attention ! Ton concert à la Cité (à Rennes, je le dis pour les incultes), déjà, auquel aucun photographe n'était convié. Et puis un peu plus tard celui de Plougastel, idem. Photographes déclarés persona non grata. A la conférence de presse, devant les photographes, tu t'es expliqué mais tu n'as pas vraiment convaincu. Punir l'ensemble des bons photographes parce que tu en as croisé quelques mauvais, c'était un peu drastique et surtout il me semble que ça te ressemble si peu. La maison de disques nous a interdit de publier des photos de scène mais j'avais tellement envie d'accrocher ton nom sur le book de Cinquième nuit que je publie ce portrait de toi où je devine ton regard, derrière les Ray ban. Maigre consolation. Mais, parce qu'il m'est inconcevable d'associer ton nom à un souvenir douloureux, je garde le souvenir de ta prestation sur la grande scène devant un public heureux, reprenant à l'envi ce duel au soleil. Tu es, tu es le soleil, tu es es le soleil contre moi. Duel, duel au soleil...
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