plus d'infos : Comment elle fait Camille ? Comment elle fait pour bouger comme elle bouge, pour imprimer à sa prestation ce charme indéfinissable, ce côté touchy, classieux et impeccable ? Un jour, j'aimerais bien voir un concert de Camille dans le public, avec le public, parce que ça doit être vraiment bien, de pouvoir savourer un concert de Camille sans être au taquet, l'oeil aux aguets, à capter le mouvement, à cadrer la bonne image. Parce qu'il faut le dire, moi, photographier Camille, ça m'épuise. On ne dirait pas comme ça, mais cette fille est épuisante, car elle est toujours en mouvement. La première fois, c'était à Art rock et dès les premières minutes j'avais déjà envie de lui hurler d'arrêter de bouger comme ça. Insaisissable Camille et pourtant, dans le genre concerts épuisants, j'ai pas donné. Ou alors, peut-être est-ce parce que la fille m'impressionne, sur scène je veux dire, parce que, en dehors de la scène Camille est une fille normale comme vous et moi (enfin, surtout comme vous). Les vocalises de Camille sont à ranger du côté des raretés, une expérience qu'elle vous fait vivre avec ses mains, ses bras, ses cuisses, ses pieds, son nez (qu'elle a fort joli), ses grimaces (personne sur scène ne grimace comme Camille sauf peut être Patrick Watson) et sa bouche, ah ! Bouche divine dont elle extirpe on ne sait comment des sons venus de nulle part, rythmés et merveilleusement syncopés et mélodiques à la fois. Camille est un être rare et les programmateurs des Vieilles Charrues ont été foutrement bien inspirés d'inscrire son prénom et son pur feeling sur la scène de Glenmor. On s'en souviendra. Longtemps. Putain de concert.
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